A voir à Mons

Le four à chaux

Mons se situant dans les derniers contreforts de la chaine des Cévennes, ne possède qu’une faible ressemblance avec le massif cristallin auquel il se trouve adossé.

Le sous-sol varie entre argile et calcaire. Son territoire se trouve en bordure du riche filon minier du nord d’Alès. Alors que ce filon est composé de houille, Mons ne possède que des filons de lignite, un charbon de second plan.

On le trouve en abondance dans la plaine au nord de Célas. C’est vers la fin du XIXème que commence l’exploitation de ces mines ; cette exploitation prendra de l’importance grâce à l’établissement de deux voies ferrées Alès – Ardoise et Martinet – Tarascon.

A l’exploitation de lignite, se joint celle de l’asphalte qui connut une période particulièrement florissante. Exploité tout d’abord sous le hameau de Célas, le lignite était exploité soit en galerie soit au moyen d’un puits.

Ce n’est qu’après la grande guerre que la compagnie des mines de Bessèges donna un nouvel essor à cette exploitation. Elle fit forer un puits de 130 mètres de profondeur en bordure de la commune de Servas ; Ce puits était équipé selon les procédés modernes de l’époque. Ce puits nommé « puits de Célas » s’est tristement rendu célèbre en 1944 quand les Waffen S.S précipitèrent plus de trente patriotes résistants au fond.

Les couches de lignite étaient de 3 à 5 mètres d’épaisseur. Mais la qualité médiocre de ce charbon devait amener la fermeture de cette mine en 1931.
Il fallut la guerre de 1939/1945 pour que Célas voie à nouveau la réouverture de ses mines de lignite.

Une mine dite « mine Piquet » du nom du chef d’exploitation entra en activité en juillet 1942, la première galerie fut creusée en bordure de la route de Bagnols en un point ou le lignite est peu profond, 18 mètres environ. Quarante cinq ouvriers œuvraient dans ces mines, beaucoup étaient des camouflés qui ne voulaient pas partir travailler en Allemagne.

L’année 1944 vit la naissance d’un nouveau puits, « puits Marie-Louise » de 80 mètres avec des couches de 1,50 mètres. Toutefois la faiblesse et le peu de moyens présageaient une fin proche. Aussi en 1945 le puits fut fermé.

Aujourd’hui cette mine est complètement noyée sous 40 mètres d’eau environ.

Il reste aujourd’hui encore une partie des bureaux, où se tiennent l’épicerie, et le cabinet de kinésithérapie.

A l’est de Célas il existait une carrière de calcaire qui fut très prospère jusqu’en 1933, les fours à chaux sont toujours visibles aujourd’hui.

L’oppidum vieille Cité

Le site de l’oppidum gallo-romain Viu Cioutat, “la cité vieille”, a été occupé par les hommes depuis l’époque néolithique (au moins 5 000 ans avant J.-C.). L’oppidum a été utilisé par les Celtes, puis par les Gaulois et les Romains jusqu’au IIe siècle après Jésus-Christ. Classé au registre des monuments historiques, il présente un réel intérêt.

Mons a aussi été une cité médiévale au XIIe siècle. Entourées de rues tortueuses aux maisons de pierre bien conservées, l’église romane et la place de la Mairie ont été parfaitement restaurées. On peut également découvrir les vestiges du château féodal.

L’ancien tunnel ferroviaire

La Commune de Mons était desservie par deux lignes de chemins de fer, construites vers les années 1885. Le terrassement et la pose des rails avaient été effectués par de grosses équipes composées en majorité avec des ouvriers Italiens.
La première ligne reliait Alès à l’Ardoise dans la vallée du Rhône, sur cette dernière, deux gares desservaient la Commune : Méjannes/Mons, Célas/Mons ; la deuxième reliait le Martinet à Tarascon.
Elle traversait Célas et Maruejols les Bois avec un gare à Célas.

Cette ligne avait nécessité la construction de plusieurs ouvrages d’Art dont un grand pont à deux arches et un tunnel long de 400 mètres qui facilitait l’arrivée du train dans la plaine de Maruejols au lieu dit « Les Crozes ».
Une troisième ligne avait été mise en chantier pour relier Célas et ses mines de lignite à l’usine Pechiney de Salindres, mais bien que réalisée au trois-quarts, cette ligne resta inachevée pour des raisons économiques et le refus total de la ville d’Alès.
Ces deux lignes connaissaient un important trafic de voyageurs : trois trains par jour dans les deux sens.
A ces trains, s’ajoutaient des wagons de marchandises afin d’écouler les produits locaux et transporter le charbon des mines vers la Vallée du Rhône.
Les trains ont circulé dans le secteur ferroviaire jusqu’en 1939 ; à cause de la fermeture des lignes, les rails furent retirés pendant l’occupation vers les années 1942.

L’église de type roman

MONS VILLAGE : Avant la révolution française est une paroisse du diocèse d’Uzès.
MONS fut reconnu par Louis VII en 1156 comme possession de l’église d’Uzès
L’église : Sa construction aurait eu lieu au XIIème siècle et elle est de STYLE Roman.
Néanmoins, un doute subsiste sur l’emplacement de celle-ci. Plusieurs ouvrages font état d’un déplacement.
En 1316 Mons avait pour curé Arnaud de Valence.
Le 6 février 1703, à 9h du matin, les troupes de 600 hommes de Jean CAVALIER entrent dans le village, venues se ravitailler, font 4 prisonniers : Viala, valet de ferme du Sieur de Malérargues, Besse et sa femme et la femme de Paul Job.
Ils sont garrottés, conduits et exécutés dans l’église que les Camisards incendient. De là les chefs se font faire le poil chez le chirurgien du village et partent pour Salindres.
1846 : Étude d’un grand projet de travaux d’agrandissement (création d’un cœur et des deux chapelles, démolition de l’ancienne sacristie) et la mise hors d’humidité de l’église est lancée Les travaux approximatifs se chiffrent autour de 10 000 Francs.
1855 : Les travaux sont finis mais pas entièrement réalisés. Il reste la mise hors d’humidité.
4 972.43 francs seront finalement dépensés
Le rapport d’expertise préconisait de décaisser la place et d’enduire les façades de l’édifice affin d’en protéger les boiseries intérieures.
Le 4 décembre 1859 une croix de style Byzantin est bénie pour célébrer les travaux de l’église par le curé Jean-Louis Reboul.

Le temple de Mons

Il fut construit par la famille Françezon vers 1848.
A l’origine le plafond était en arcs croisés. Mais il n’en reste rien aujourd’hui, mis à part les chapiteaux latéraux au mur qui le supportaient. Effondré dans les années 60, Il fut reconstruit plat.
Durant la fermeture du temple, la cérémonie du culte se tient au Château en face. La lampe a pu être sauvée du péril et gardée au Château encore aujourd’hui.
Le temple fut rénové en deux temps.
Une première tranche par la façade très abimée par le temps puis une dizaine d’années plus tard les autres façades et le toit et cette année les peintures intérieures.

Les grands chênes

Depuis les temps médiévaux, une immense et magnifique forêt, constituée de très grands et robustes chênes blancs (des rouvres en langue d’oc) s’étendait tout autour du château, vers Méjannes, disséminés dans les champs, en bordure de la vieille route actuelle vers les Auzières , l’arc du Portal, dans les plaines vers Vieille Cité et route de Bagnols. (n’oublions pas le quartier de la Rouvierette).
Au début du siècle dernier, on comptait encore 150 gros chênes dont les plus jeunes étaient là depuis plus de cinq siècles, voire même pour une bonne partie, depuis mille ans. Il en reste heureusement quelques descendants dont un splendide, sur la route de Méjannes, au virage de la « pension » : il est surnommé le « chêne du père Rocher », un Monsois qui aimait se reposer sous son épais feuillage, et d’autres disséminés aux alentours dans les propriétés privées.
A ce propos, il en existait un, en bordure du parc du château, il était surnommé le « vieux chêne du Bosquet de la République » certainement en souvenir de la Révolution.
Un Monsois, Monsieur VILLARD aujourd’hui disparu, raconte dans ses mémoires que ces arbres impressionnants l’effrayaient et le fascinaient, il dit « ils étaient comme de gigantesques gardiens, solides, imposants, semblant défier le temps, mis là comme pour préserver et protéger Mons depuis l’époque médiévale ».
Durant la guerre 1939-1945, à cause des restrictions, les châtelains de la Place du Temple exploitèrent ces fûts, les firent abattre, ils finirent leur longue vie dans des fours à charbon de bois, « triste fin » pour ce qui faisait la richesse de ce coin de campagne si paisible ! Ceux des plaines disparurent plus tard, arrachés par les propriétaires car ils devenaient gênants pour la circulation des machines agricoles : tracteurs, moissonneuses etc.
A signaler que durant des siècles, ces chênes ont été exploités pour la cueillette des glands, très prisés à l’époque, pour la nourriture des cochons. Ils étaient ramassés à l’automne, les cultivateurs venaient s’approvisionner de très loin.
Cette production était vendue par setier, mesure de capacité valant 60 litres environ.
Donc, en vous promenant dans le village ou en le traversant, admirez ces gigantesques troncs aux branches épanouies et rêvez que vous devenez des chevaliers ou des dames du Moyen Âge.

Le château de Mons

La croix

La photo n°1 représente la croix placée sur un socle qui date du Moyen-âge, surmontée d’une colonne de style corinthien supposée provenant du château (en face du temple), actuellement propriété de Monsieur FAUCON.
En 2000, elle s’est effondrée à la suite d’une mini tempête mais elle a été en réhabilitée.

Voici son histoire :
Elle a été édifiée en souvenir des missions évangéliques créées au début du XXe siècle, comme tant d’autres, après la séparation de l’église et de l’état en 1905 ; Ce qui explique que ses symboles sont à la fois chrétiens et maçonniques. La croix a été réalisée par les maîtres ouvriers d’obédience maçonnique.

Sur la photo n°2 on peut voir :
– Sur la barre transversale : la coupe, les tenailles (appelés aussi forceps), le marteau, la main, un sablier.
– Sur le chef on distingue trois clous et au dessous un cœur encerclé par un couronne d’épines.
– Sur la poutre de haut en bas apparaissent :

  • un calice posé sur un autel à trois nœuds
  • un triangle
  • au dessous deux tiges croisées
  • plus bas deux épées croisées
  • et enfin une échelle

Aux alentours de Mons

Le Pont du Gard

Chef d’œuvre de l’architecture antique, le Pont du Gard est l’un des vestiges romains le mieux conservé au monde. Découvrez un monument grandiose au cœur du parcours de cet aqueduc romain. https://www.pontdugard.fr/fr/le-pont-du-gard-un-ouvrage-antique

50 km d’aqueduc entre Uzès et Nîmes, hauteur du Pont du Gard : 48,77 m

Le musée du bonbon Haribo à Uzès

Avis à tous les gourmands : le musée du bonbon HARIBO et sa boutique sont ouverts ! Venez visiter et vous régaler en toute sécurité ! » https://www.museeharibo.fr/

Le train à vapeur des Cévennes

Le train à vapeur des Cévennes est un train touristique qui circule entre Anduze et Saint-Jean-du-Gard, dans les Cévennes. http://www.trainavapeur.com/#

Pour des visites en famille : le Train à vapeur des Cévennes, la Bambouseraie, la mine témoin d’Alès, le musée de la soie.

Les cascades du Sautadet

Situées au nord-est du département sur la commune de La Roque sur Cèze, à proximité du village de la Roque sur Cèze et du pont médiéval « Charles Martel », les cascades du Sautadet, constituent l’un des sites naturels les plus remarquables mais aussi l’un des plus dangereux du département.

https://www.tourismegard.com/la-roque-sur-ceze/les-cascades-du-sautadet/tabid/2856/offreid/5aef1879-8566-460a-bc27-b79dad29be91

Des cookies, petits fichiers informatiques, peuvent être déposés sur votre terminal. Si vous y consentez, le responsable du site pourra recueillir des statistiques de visites anonymes pour optimiser la navigation.
Lire nos mentions légales pour en savoir plus